• MERCI POUR LES HABITS DES ENFANTS ILS SONT BEAUX

     MERCI POUR LES HABITS DES ENFANTS ILS SONT BEAUX MERCI POUR LES HABITS DES ENFANTS ILS SONT BEAUX ET LEUR REGARD PLEIN DE SOURIRES EN DIT LONG

     MERCI POUR LES HABITS DES ENFANTS ILS SONT BEAUX

     MERCI POUR LES HABITS DES ENFANTS ILS SONT BEAUX

    Mes chers chers amis, et parrains et marraines, Un grand merci pour vos courriels qui m’arrivent, mais oui, en prenant le temps, avec la connexion qui saute, je relis les mails 4x, il faut que je les digère à toute allure pour vous répondre avant la coupure dans les trois minutes, donc merci pour les soutiens et nouvelles qui m’ont fait vraiment plaisir quand j’ouvrais ma boite vos encouragements me motivaient et me stimulaient ! Mon enthousiasme est toujours intact, mais soutenu par ma foi, vos pensées et les prières, et porté aussi par la présence mystérieuse de Sarah. Récemment, j’ai traversé la clinique maternité qui l'a vu naitre, rien n’a changé !! Bonne entrée en matière, dans une ville africaine Kigali, où le luxe des immeubles contraste avec les habitations de bric et de broc, de la tôle le plus souvent, tradition et modernité. L’écart entre les maisons confortables et le dénuement des pauvres est saisissant. Mais chacun s’active à vendre quelque chose, des balais, des livres, des mouchoirs en papier, des bonbons mais aussi des biscuits chinois et du jus chimique ô combien dangereux pour la santé. Des ‘chercheurs’ sont là, à guetter un éventuel acheteur, de préférence l’étranger, le « muzungu » et leur trouver depuis leur véhicule le magasin qu’il cherche ! Les associations nous recommandent de ne pas acheter aux enfants. Peut-être sont-ils à l’école et ils risquent de la quitter croyant naïvement qu’ils peuvent vivre des dons ou des ventes. Mais le gouvernement veille dans les rues ! Le président a promis « objectif twenty twenty » en 2020, que la pauvreté aura disparu et de faire de Kigali un « Singapour » africain ! Bien sûr, personne n’y croit mais ce pays a une énergie à couper le souffle et l’optimisme semble être de rigueur. Le Rwanda est un pays émergent, après le génocide, il essaie de se moderniser. Dommage qu’il s’américanise trop à mon goût et qu’il reproduise les erreurs occidentales. J’ai adoré circuler dans les bus bondés, la circulation dense est bien réglementée, les policiers, les motos avec les casques, la sécurité, propreté irréprochable, tout y est ! Admirative de la dextérité des conducteurs dans les routes parallèles, à éviter les nids de poule et amusée par le jeune « crieur », sorte de receveur qui perçoit l’argent et qui sort son buste hors de la vitre de la portière en criant le nom de la station suivante. Quel brouhaha quand plusieurs taxis se suivent ! Et aucun crieur ni bus ne tombent ! A côté, vous avez les luxueuses voitures, presque toujours de marque Toyota. Des couleurs sur les façades colorées et dessinées par les télécom, rouges, jaune, bleues selon la marque, de la joie, des chants et des danses, le plaisir d’être avec les autres et la foule africaine fourmillante. Il me reste un jour à visiter le pays, ses lacs, ses collines, ses volcans, ses églises enterrées…mais avant entamer la mission 2 ! La mission 2 La mission se poursuit, les jours passent, les projets et les horizons ne se ressemblent pas ! Tout le mois de décembre fut consacré à la permaculture, à défricher la brousse et la jungle belle mais désordonnée du jardin de Kabuga, à 25kms de la capitale, Kigali, un hectare c pas grand mais à bêcher et pour trouver des gens pour m’aider, sous le soleil ce ne fut pas de tout repos, une bonne entrée en matière dans la terre africaine ! Spirales, capucines, aides locales à former, ce qui les a beaucoup motivés. Ce fut extraordinaire de voir l’évolution de ces terres caillouteuses, sèches qui, dans un premier temps déshabillées de leur luxuriantes robes vertes se dessiner des allées, les creuser, les bomber de terre déposée et tout autours des petits cailloux, une technique improvisée, avec des paniers de légumes on recherchait l’or, les cailloux !Mais la méthode valait son pesant d'or, ils revenaient à la technique à la main, mais se la sont peu à peu appropriée ; la terre, ils l’ont nettoyée brin après brin, caillou après caillou, pétrie, roulée, entourée de pierres, aplatie, tournée, portée, quand soudain il en sortait quelque chose qui pouvait ressembler à un jardin, des chemins….avec leur coup de main et mes encouragements, on étaient heureux et fiers du résultat et prêts à recommencer le lendemain ! Nous avons ainsi multiplié les plantations! Une fois fini le découpage des parcelles, il a fallu les arroser, opération délicate et si inhabituelle pour eux en Afrique... « Un arrosoir »! Voilà que nos jardinier, bergers se sont retrouvés à l’aube et au soir les pieds et la tête à devoir penser « eau »! Parallèlement, nous avions fait un plan architecte de la parcelle en forme de petit labyrinthe et constitué les classements des bonnes associations de plantes, nous avons trié les milliers de graines bio ramenées de Mouscron, classées dans des rouleaux de papier toilette ou des porte cure dents, ou des couvercles de poubelles, des pots de plastic ou Tupperware, tout ce que l’on trouve faisait l'affaire! Tous les jours, nous trouvions un rouleau où grouper les sachets de graines, l’occasion de découvrir une plante et de la raconter, j'étais avec les populations locales car je vivais avec trois sœurs toujours parties en ville au boulot ! J'étais quasi une moniale ! Oh ! Surprise, de temps à autre, il y avait des visiteurs, les vaches, les bergers du coin ! Avec les 4 sœurs, je parlais toujours français, mais le jour quand j étais seule dans la maison et les terres, avec le zamou gardien, le cuisinier, les travailleurs des champs, les voisins, ils sont venus chaque jour 2, 3, 4, 10 engagés par l’asbl, entre 7h et 13h !! Comme je ne parlais pas leur langue, que je les suivais et qu'ils ne me comprenaient pas et que ce que je disais les faisaient rire, je me détendais, mais j’étais motivée, car tous me regardaient et m’écoutaient avec attention et dans leur tolérance, je sentais vraiment l’écoute, la volonté, l’intérêt ! Et leur présence, leur courage, leur cœur me ravissaient. La langue couramment parlée au Rwanda est le Kinyarwanda. La grande majorité surtout la population jeune parle l’anglais, ils ont fait seulement les études primaires. Ils savent un peu lire et écrire en Kinyarwanda. Il y a aussi un bon nombre d’analphabète parmi les adultes et ceux qui peuvent parfois comprendre le français ou le langage des plantes comme moi ! Je ne crois pas à l’inspiration mais à la jubilation du travail… quand on a dépassé les difficultés. Avant de nous séparer pour les vacances, car je partais pour noël dans les collines, j ai carburé pour planter les graines bio avant la petite saison sèche de janvier! Même si en Afrique ya plus de saison ni sèche ni des pluies! J’ai laissé les cultures en espérant que l'arrosage se fasse avec les pluies d’abondance! Nous avons fait une grande fête avec des crêpes pour la fin des plantations, crêpes avec les œufs de mes poulettes, que j’ai cuites au charbon de bois ! Mes 5 poules une vraie famille ! Ce fut suivi d’un repas organisé par les sœurs qui s’est terminé par la distribution de cadeaux que j avais ramenés de chez nous ! Une vraie fête de l’avant Noël ! Je suis partie le 23 décembre en bus vers les collines à 2200 mètres d'altitude, à la campagne, le lieu de ma première mission, là où j avais laissé les filles mères et je voulais revenir avant Noel pour payer leurs jolis sacs, bracelets et tout ce que l’asbl avait acheté ! Là, surprise, les ateliers d’artisanat étaient +- arrêtés, ils ont repris après deux semaines de vide cause de non paiement…L’année finissait mal, puisqu’une femme riche du coin, venue les « aider » pour être présidente ! Elle a pris l’argent et n'a pas payé le prof, elle avait estimé devoir être payée, « si t as pas d'argent, t'es rien! ». Les nerfs, comprenez je les avais pour ces femmes, des filles pauvres roulées par une riche ! J'étais revenue pour acheter des objets en bananier qu'elles avaient fabriqués, et nous avec l'argent récolté à l asbl on avait payé le prof ! Finalement le prof sympa et patient est revenu, j’ai repassé une grosse commande pour les revendre chez nous et on a fait un vernissage le jour de noël sur la place de l église, un vrai marché de Noel artisanal. Voilà les filles et leurs enfants payées, bien habillées, occupées et respectées ! ! Toutes n’arrivent pas au même résultat, au même rythme, c’est l’occasion de développer la solidarité entre les plus habiles et celles en grande difficulté. . Une fille sourde muette de 15 ans enceinte, a pu rester parmi le groupe ! L’aboutissement est encourageant ! Une nouvelle production et un atelier de couture et du matériel de déco, fauteuils en bananier, tables, étagères, paniers en rotin avec participation maximale, depuis, 60 nouvelles recrues ! Après l’accord des abbés, nous nous activons pour avoir un maximum d’objets à vendre : sacs, bracelets, chapeaux, etc…. Nous n’avions pas le temps de nous ennuyer, car nous préparions tout pour avant mon départ début mars ! Depuis janvier, je profite de la saison sèche… Hum ! À moitié sèche !...Pour aller, avec l'abbé, à moto, visiter les orphelins chez les soeurs de Calcutta de mère Térésa, on amène des fruits, des jeux et des peluches douces ! Avec un bon tapis, (on me reconnait), on m’installe et je refais connaissance avec chacun des petits ! C’est vraiment intéressant de rentrer aussi profondément dans les vies, les villages, les quartiers, les régions, et je me rends compte que ce ne sont pas les besoins, ni mêmes les familles et paroisses qu’on croyait les plus aisées qui le sont. Mais tous ont une très grande dignité qui est vraiment une leçon de vie. Parfois on me faisait un cadeau, le dernier en date que les abbés ont appelé Pitouf est retourné à sa vie de chat sauvage, mais j ai reçu pour Noel un bel Agasaké et j’ai surtout eu le bonheur de passer Noël avec eux. J'ai préparé le repas avec le jardinier, le cuisinier, le gardien, le diner de noël composé de toutes les récoltes du jardin ! Nous avons eu une belle messe de minuit, animée par un chœur qui rassemble toutes les familles du coin, les enfants dansaient et sautaient de joie, cette fête réelle et vraie des enfants de Noel ! Nous avons bien ri, dansé et chanté, une belle expérience en vérité et une fête de Noel pour tous magnifique. En dehors des ateliers, mon temps est toujours bien occupé par les activités sur le terrain des plantations de la paroisse. La permaculture, les plantations de fleurs jaunes s’intensifient, et nous préparons un projet d’écotourisme… le centre aura vocation de développer un tourisme avec surtout les filles mères, les veuves, donc la journée est ponctuée par les réunions et les rassemblements qui réunissent toutes les femmes, assises sur la pelouse nous débattons, par thème, l'artisanat, leurs choix, leurs envies, les résultats, leurs besoins, leurs sentiments, épaulée par l'abbé. Ces jeunes filles reprennent confiance en la vie et se sont baptisées un nom de groupe « kwizera », la force, la confiance dans leur vie et le soutien grâce à ce revenu pour leur enfant. Sujet brûlant et délicat, parce que le rapport à l’argent est un sujet très sensible car lié à la corruption à tous les niveaux. Notre abbé, le père Athénogène s’est penché vers elles et a pris son temps, a privilégié des discussions privées avec chacune dans la petite chapelle aménagée et où Jésus et Marie trônent… sans parler d’argent. Les filles ont retenu que celui qui les a mis dans cette situation est responsable pas qu’elles de leur enfant et qu'elles doivent maintenant savoir dire non ! L'enfant a la première place dans leur vie, il aura le centuple si elles sont fortes et unies ! La vie est assurée par l'Amour et la solidarité et non par l’accumulation de biens, d’assurances ou promesses diverses. Un beau sujet que développe l'abbé à chacune des 60 filles présentes pour venir signer leur contrat et chercher le salaire de leur première production ! Ici la vie n’est pas facile, il y a beaucoup de souffrances, de douleurs, les jeunes filles, les jeunes sont tiraillés entre le poids de la famille, la tradition, la scolarité très exigeante dans des classes surchargées et nombreux sont les enfants battus à l’école, au centre, j ai vu des classes de 54 enfants de trois ans serrés sur des bancs, y avait beaucoup de bruit pas de matériel et des coups perdus… Les jeunes, voire très jeunes viennent crier par dessus la clôture, « travail madame !» C la vie moderne décalée dans ce pays pauvre qui veut imiter l’Europe, les USA ! Heureusement à la fin de chaque journée, il y a un moment qui permet de se promener et voir le beau pays. Début janvier, j'ai eu la chance avec l'abbé, de trouver une voiture qui voyageait au Nord dans le pays, proche de l'Ouganda, pour rendre visite à des amis connus à la mission 1, et aussi pour visiter une petite école maternelle en vue de l’équiper ; on a participé à une grande fête du départ d'une missionnaire africaine vers Istanbul, la première missionnaire rwandaise en Turquie ! Ils ont tous dansé prêtres, religieuses, comme des fous, il ne fallait pas rater ça ! Pendant les 15 jours de voyage à travers les collines, moments uniques de partir à la conquête de l’Est, dans le pays sec et chaud, à la rencontre de paysages étonnants du parc de la Kagera et de ses habitants, dont certains que j’avais déjà rencontrés, comme les frères, qui nous ont réservé un accueil incroyable. Route vers à 2500m d’altitude, ancienne villégiature des pères blancs et des sœurs canadiennes, car réputée pour la fraicheur de son climat. La rencontre des soeurs canadiennes vivant là haut depuis 40 ans ...au bout du bout des hauteurs des collines, là où les pères blancs ont imaginé les premières terrasses, là aussi où le génocide a tué beaucoup de monde et où elles ont partagé les colonnes de réfugiés, une a même été prise en otage, d’où elles sont très aimées de la population! Ainsi, elles nous ont montré leurs ateliers et leur savoir faire, on a même mangé des pop corn maison !Des femmes adorables qui s’étaient mises en 4 pour nous recevoir! Avec ce voyage, nous avons vécu une expérience humaine assez unique. Comme les hôtels n existaient pas, l'abbé nous a emmenés chez sa tante, pour inscrire un jeune que l asbl prend en charge, à l’école de mécanique. J’ai vraiment touché du doigt ce que peut être l’accueil rwandais, à la bougie, la radio, les discussions, un repas animé, simple mais fraternel. Ces personnes me préparaient un lit, un savon, un mot écrit « bienvenue ». Et j'ai partagé des moments de ces familles, simples et en même temps, nous étions reçus chez l'évêque pour un dîner improvisé et délicieux, goûter à son pommier africain à 2300m d'altitude, un amoureux des plantes, il m’a montré ses potagers et m'a offert des fleurs et des fraises au miel un délice! Wifi, fibre optique ultra rapide, entrecoupée de chants et de danses traditionnelles à la messe et tout cela près de la crèche de Noel. Là où commence la route des parcs qui jalonnent le paysage vert des mille collines s’est infiltré en moi l’idée d’un projet de tourisme solidaire, qui utilise le tourisme comme un véritable outil de développement afin d’encourager les activités économiques locales, de générer de nouvelles sources de revenus et de créer des emplois, pour limiter l’exode rurale. Nous ferons de la couture, de la cuisine, elles feront des confitures de mangues, papayes et ananas qu’elles vendront dans la boutique artisanale. Tous ces gens seront formés à une hygiène parfaite, ils pratiquent déjà le recyclage et ont appris à faire du compost. Peu à peu l'idée se concrétise et je la communique à l’abbé lui qui vit là et connait leur savoir, tout le village et les habitudes changent, les esprits sont ouverts. J’aimerais faire des tontines, 10% des recettes de l’activité touristique seront investis dans des projets collectifs définis par la population elle-même. Un beau projet à commencer en cette année 2013. Nous le faisons nôtres avec des notes écrites toute la journée sur des pc de fortune, et avec les conseils de Marcel Proust « Le véritable voyage ne consiste pas à découvrir de nombreux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux » ! Je retourne vers le sud, je dois terminer les plantations à Kabuga ! Voilà un voyage qui recharge mes batteries pour plusieurs semaines ! Nos chemins ne sont pas finis car notre asbl devine cette Afrique qu’ils commencent juste à découvrir, bravo ! Et des jeunes amies de Sarah s’y intéressent, Julie, merci. Retour vers le blanc de mon petit pays à moi ! Ca y est je crois, j’atterris car je ne sens plus ma moustiquaire, ni le bruit qu’elle fait la nuit, il fait tout blanc ici, oui, c sûr Bxlles la jolie ! Bien affectueusement avec tout mon amour à chacun ! Si vraiment nous voulons soutenir ces enfants blessés, il faut les rendre actifs et non pas les gaver. Ce n'est pas en donnant plus qu'on pourra les aider, bien au contraire, c’est en leur demandant plus qu'on les renforcera." Dommage que je ne puisse pas le chanter. Certains comprendront pourquoi. Bizzz * 

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