• Le rêve de Théobalt

    un ptit message pour Théobalt,

    un jeune de 23 ans, son rêve est de devenir chauffeur de bus, je le connais bien il est cuisinier dans la mission où je travaille pour le moment, il gagne 20 000frw par mois ( 18 euros) jour et nuit 7 jours sur 7, à 150 km et 5 heures de route de chez lui,  c le normal ici, il a six frères et soeurs , c un gars bien, sincere courageux, il épargne pour aider ses parents à payer les secondaires de ses jeunes frères et soeur, comme il dit lui n ira pas à l"école lui....
    Son auto école coûterait 150000frw ( 140 euros)
    pour trois mois, avec cours de mécanique et théorique et pratique avec permis et garantie de trouver un boulot , impayable pour lui, alors je me disais que si on s y mettait tous un ptit peu, on y arriverait?.....
    merci d y penser tous ensemble,

    Un peu de Magie*** chant ***
    ***One loVe...Sarahmoon***

    Le rêve de Théobalt

    Chauffeur : un métier à la mode au Rwanda (Syfia Grands Lacs/Rwanda) Au Rwanda, de nombreux jeunes sont plus motivés par le permis de conduire que par le diplôme ou les métiers manuels. Une fois obtenu ce précieux document, ils espèrent trouver facilement un emploi de chauffeur et gagner ainsi convenablement leur vie. Ils sont près de 5 000 – en majorité des jeunes – à se bousculer tôt en ce matin de mai pour arriver à l'heure au stade Amahoro de Remera, à deux kilomètres de l'aéroport international de Kigali, la capitale rwandaise. Tous veulent passer le très pointu examen du Code de la route. La police nationale, organisatrice de l'épreuve, est particulièrement stricte dans l'appréciation des résultats. Ceux qui réussiront ce premier test obtiendront un permis de conduire provisoire. Ils devront ensuite passer les épreuves pratiques afin d'avoir un permis définitif, précieux sésame qui leur donnera alors le droit de conduire enfin librement. Chaque mois, des examens pour les permis de conduire provisoire ou définitif sont organisés dans six districts de différentes provinces du pays. Pour participer à l'un de ces tests, chaque candidat débourse 5 000 Frw (9 $). À côté de ces frais, il doit également payer des leçons de code (entre 11 000 et 17 000 Frw, soit entre 20 et 30 $) et des cours de conduite (entre 60 000 et 80 000 Frw, de 110 à près de 150 $). Des sommes souvent difficiles à réunir, en particulier pour des jeunes qui ont abandonné l’école à cause des moyens limités de leurs familles, mais qui sont loin de décourager les plus motivés. Certains parcourent ainsi le pays d’une province à l’autre pour passer ces épreuves. "Après Kigali, je me rendrai à Rubavu (Province de l'Ouest, Ndlr). Je viens de rater mon permis provisoire deux fois, mais je ne peux pas me décourager, c’est mon seul espoir d'un avenir meilleur", témoigne par exemple Harerimana. Mieux qu'un diplôme ? Ces derniers temps, de plus en plus de jeunes Rwandais estiment que le permis est plus utile qu'un diplôme pour décrocher un travail correctement payé. Être conducteur dans le public ou le privé, même si les perspectives d'évolution de carrière sont plutôt réduites, c'est l'espoir d'avoir un bon salaire – entre 80 000 et 150 000 Frw (150 à 275 $) – parfois même supérieur à celui d’un enseignant humaniste débutant qui touche en moyenne de 45 000 à 100 000 Frw (80 à 185 $). Fonctionnaires ou militaires, intellectuels ou illettrés, beaucoup s’acharnent donc pour avoir le permis et devenir chauffeurs. Aux yeux de bon nombre de jeunes, ce métier est aussi moins pénible et moins ingrat que d'autres (menuisier, maçon, soudeur) pour lesquels ils affichent désormais un certain dédain. Au volant de sa voiture d'apprentissage, Habimana explique : "J’accepterais mieux d’être domestique pour gagner des sous et apprendre à conduire, que de faire la maçonnerie ou la menuiserie." "Si je parviens à avoir un permis de conduire, je suis sûr de gagner ma vie sans beaucoup de peine", surenchérit Sixbert, 18 ans, candidat dans la même auto-école. "C'est facile pour un chauffeur de gagner son pain quotidien, de s'acheter des vaches et de se construire une belle maison", affirme pour sa part Sindambiwe, un des copropriétaires de l'auto- école Mont Kigali Driving School Association. L'engouement des jeunes pour le métier profite également aux auto-écoles. "Il y a 6 ans, notre école ne dépassait pas 40 élèves par mois. Actuellement, ils sont plus de 60", révèle Ngenzi, moniteur à l'auto-école de Nyamirambo. Plusieurs hommes d’affaires ont ainsi créé leur petite structure. À telle enseigne qu'on trouve désormais à Kigali parfois deux ou trois écoles de conduite dans un même quartier. "Aujourd'hui, je fais le commerce des véhicules. J'ai un taxi-voiture et un cabaret. Tout ça m'apporte de l'agent", confie encore Sindambiwe. Grâce à ces retombées, certains ouvrent d'autres centres dans le pays. C’est le cas de la paroisse catholique Sainte-Famille, qui a étendu ses activités dans les villes de Gisenyi et de Gitarama. Idem pour l'auto-école Gasyata, qui opère dorénavant à Butare et Cyangugu. Janvier Murenzi
    Partager via Gmail

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :